top of page
Bibliothèque avec étudiants

La faculté de droit est sujette à de forts clichés qui circulent, parfois de manière totalement fausse. Nous trouvions important de vous présenter ces derniers, notamment ceux qui apparaissent le plus souvent et surtout d’éclairer sur les véritables spécificités de la faculté de droit. Le but étant de contrer les clichés totalement faux sur cet enseignement afin de montrer le véritable « visage » de celui-ci.

Les clichés

* Cliché N°1 : « Si on veut pas aller en cours on y va pas et personne ne nous dit rien ». La faculté de droit est réputée pour l’indépendance des étudiants vis-à-vis de celle-ci et, en effet, les cours magistraux ne sont pas obligatoires dans le sens où aucun appel n’est fait pour savoir quel étudiant est absent. D’ailleurs, les professeurs ne nous connaissent absolument pas, ils retiennent les têtes qu’ils voient à chaque cours mais sans savoir les noms de leurs étudiants. Cependant, les études de droit ne se cantonnent pas aux cours magistraux (CM), les matières les plus importantes (entre 2 et 4 généralement) sont accompagnées de cours dit travaux dirigés (TD) qui sont en réalité des cours approfondis de 30-40 élèves (pour les licences en tout cas) avec un chargé de TD. Ce dernier fait l’appel à chaque début de cours et une absence injustifiée (du moins dans notre faculté) à pour conséquence de rendre l’élève absent défaillant. Cela signifie que ce dernier devra repasser les épreuves l’année d’après. Les cours ne sont donc pas réellement facultatif, de plus, si vous avez l’intention de réussir vos études, il est fortement conseillé d’assister à tous les cours !

* Cliché n°2 : « Les professeurs se fichent des élèves, si t’es pas là ils le verront pas ». Certes, comme dit précédemment, les professeurs de droit, ceux qui se chargent des CM, ne connaissent pas tous les étudiants de leurs cours, ils n’ont donc pas conscience de l’absence de certains d’entre eux. Effectivement, le cours débute à l’heure, les professeurs n’attendent pas les retardataires qui devront rattraper le début du cours. Cependant, ils ne se « fichent » pas des élèves comme souvent entendu, en effet, la plupart d’entre eux n’hésitent pas à faire intervenir leurs étudiants au cours de leurs CM et répondent aux questions que ces derniers posent durant les heures de cours mais aussi pendant la pause octroyée.

* Cliché n°3 : « Les amphithéâtres sont vides à la fin de l’année alors qu’il n’y avait plus de place pour s’installer au début du semestre ». Ce cliché n’en est pas un en réalité, tous les étudiants arrivant en faculté en ont entendu parler et sont persuadés qu’il n’est pas vrai. Et pourtant, il l’est ! Pour résumer, la faculté de droit prend tout le monde mais ne garde que les meilleurs. C’est-à-dire que toute personne ayant eu son bac peut intégrer sans concours les études de droit mais beaucoup se tournent vers cette filière sans être convaincu de vouloir se lancer dans celle-ci. L’accès étant simple, les étudiants n’ayant pas eu le choix souhaité se tourne vers cette solution sans grande conviction, ils finissent donc pas abandonner ou ne plus aller en cours car les domaines du droit ne les intéressent pas. Nous avons vécu cela, au début de notre première année, nous étions tellement en amphis que les derniers arrivés n’avaient pas de siège pour s’installer, puis progressivement l’amphi s’est vidé pour arriver à un nombre d’étudiants divisé par presque trois. De plus, les examens du premier semestre permettent de faire un premier tri et de décourager les étudiants qui ne les ont pas réussi. On peut donc passer de 700 étudiants en début de première année à 400 à la fin des examens (cet exemple est tiré de notre propre expérience dans notre établissement. Sachant que le distanciel a facilité l’obtention de la première année, on aurait été, en temps normal, 300 étudiants en fin d’année contre 700 la première semaine).

* Cliché n°4 : Concernant les étudiants, le cliché type en droit concerne la tenue de ces derniers, en effet certains imaginent qu’être étudiant dans ce domaine nécessite de venir habillé en costume-cravate ou tailleur et talons hauts. En réalité, bien que certains étudiants viennent vêtus de la sorte, la plupart s’habillent de la même manière qu’ils s’habillaient au lycée ; les codes vestimentaires étant plus souples que dans les établissements publics ou privés de l’enseignement tertiaire, les tenues sont variées mais rarement costumées. Notons d’ailleurs que venir habillé de manière « classe » n’assure pas la réussite aux examens.

* Cliché n°5 : On entend, plus rarement, que les étudiants en droit sont assez mauvais entre eux, dans le sens où ils peuvent se passer les mauvais cours ou se mettre des bâtons dans les roues afin d’empêcher certains de réussir. Les examens de licence n’étant pas des concours, ce cliché est un des plus faux ! Évidemment, certains étudiants agissent de la sorte, mais ce sont des cas extrêmement rares, bien au contraire, les étudiants s’entre-aident. Ceci s’est d’autant plus démontré avec les confinements successifs et le passage des examens en distanciel, des groupes d’entraide ont été par exemple crée afin d’aider les étudiants en difficultés.


La faculté de droit fait peur à bon nombre d’étudiants voulant se lancer dans une carrière juridique ceci étant notamment dû aux clichés parfois effrayant mais également à l’indépendance requise pour évoluer dans ce domaine. Bien que cette indépendance doit être assez importante, elle est a relativiser puisque les chargés de TD encadrent assez bien les élèves afin de les orienter en début d’année. Certes les heures de cours sont bien moins importantes qu’au lycée (en moyenne 24h contre 35h), la masse et le temps de travail est d’autant plus important pour tout étudiant voulant réussir ses études. Il faut se renseigner par soi-même, compléter les cours donnés par les professeurs, parfois même approfondir la méthodologie, etc.


Chaque année est divisée en deux semestres, et non pas trois comme pour les collèges et lycées, chaque semestre se soldant par des partiels que l’on peut comparer au bac. Toutes les matières étudiées au cours du semestre font l’objet d’une évaluation à la fin de celui-ci afin de commencer de nouvelles matières au second. Pour faire simple, il s’agit de passer deux bacs dans l’année ! On peut donc arriver facilement à plus de 10 matières en une année, ce qui est bien plus que ce qui est étudié au collège et lycée.

Lorsque l’on pense droit, on pense généralement droit pénal, ceci est notamment dû aux séries policières et judiciaires ou aux grandes affaires traitées par les médias. En réalité, ceci ne représente qu’une toute petite part du droit, ce domaine étant assez vaste et comportant de nombreuses matières. La licence consiste donc à étudier les différentes matières du droit, du moins les plus importantes, et à les introduire. Elles seront plus approfondies au master lorsque chaque étudiant aura trouvé la ou les matières qui l’intéresse réellement. Ceci signifie donc qu’il se peut que bon nombre de matières peuvent ne pas intéresser les étudiants, c’est cela qui est le plus compliqué : il faut s’accrocher pour arriver au master et commencer des études dans un domaine qui plaît vraiment. Par exemple, pour ceux qui sont passionnés par le droit pénal, cette matière n’est étudiée qu’en deuxième année, si toutes les autres matières n’intéresse pas, l’étudiant se retrouve donc à faire deux années plus frustrantes pour lui, ce qui pourrait le pousser à abandonner ses études. C’est un point très important qu’il faut avoir à l’esprit lorsque l’on commence des études de droit, chose dont la plupart des étudiants n’ont pas conscience en arrivant sur les bancs de la fac.

Bibliothèque

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

©2021 par B.A.BA Droit

bottom of page